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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 10:23

Bouabdellah Tahri est revenu sur le devant de la scène cet automne, à la faveur de quelques courses sur route puis d’une 11e place au cross de l’Acier. La fin d’un long purgatoire pour le steepleur messin. Handicapé depuis les mondiaux de Daëgu par une vilaine blessure au tibia gauche (ce qui ne l’avait pas empêché de prendre la 4e place en finale du steeple), l’athlète avait préféré renoncer aux Jeux de Londres pour se faire opérer. Athle.fr l’a rencontré à l’occasion du cross de l’Acier. Bilan et perspectives d’un homme aussi lucide que serein.

Athle.fr : Bob, comment vivez-vous ce retour à la compétition après une saison 2012 blanche ?
Bouabellah Tahri : Tout se passe très bien depuis cinq mois. Je suis heureux, je regarde devant et me concentre sur moi. Le but est maintenant de retranscrire en compétition ce que je fais à l’entraînement.

Vous avez été déçu par votre 11e place au cross de l’Acier…
Je voulais me confronter aux meilleurs, mais c’était un jour sans. Ça m’arrive rarement, mais ce fut le cas sur ce cross. Mais même à 33 ans, on apprend encore…

Vous n’aviez que très rarement manqué une grande compétition d’athlétisme. Quel sentiment vous a traversé en vivant les Jeux olympiques devant votre téléviseur ?
Un sentiment assez paradoxal. Je n’avais effectivement jamais manqué un grand championnat depuis 1998. Là, j’étais blessé, et ce fut une grosse déception sportive. Mais au vu de mon année, il était normal que je n’y aille pas. Je ne voulais pas aller à Londres pour être éliminé en séries. J’ai vécu d’un autre côté ces Jeux comme un supporter. Et je me suis rendu compte de l’ampleur que ça avait, de ce que ça suscitait dans la population. On ne réalise pas vraiment la grandeur de l’événement quand on y participe. Et puis, j’ai mis cette période à profit pour faire le point.

C’est-à-dire ?
Humainement, cette période m’a beaucoup aidé. Ne pas aller aux Jeux, ça aide à relativiser les choses. J’ai également bien récupéré. J’ai décidé de prendre le temps de bien me préparer à nouveau, et de rester positif. J’ai toujours confiance en moi.

Avec quelles ambitions ?
Je n’ai pas vraiment de rêves. Le rêve, je le vis depuis seize ans, depuis que je fais de l’athlétisme. Mon père faisait les 3x8 à l’usine, alors… Mais ce qui me fait me lever tous les matins, c’est l’envie d’être champion du monde. J’ai encore beaucoup de choses à écrire. Je commence un nouveau chapitre.

Vous avez appris quelque chose en regardant la finale du steeple à Londres dans la peau d’un spectateur ?
Que les absents ont toujours tort. Et que Mekhissi a fait une belle médaille. Il la méritait.

Vos séances d’entraînement vous indiquent-elle déjà à quel niveau vous vous situez ?
Disons que je fais des choses que je ne faisais plus depuis 2009-2010, avant que je ne me blesse. Je suis content, mais je vis au jour le jour.

Vous vous entraînez toujours dans le même cadre ?
Oui, toujours avec Jean-Michel (ndlr : Dirringer). Dans cette épreuve, il a été présent à mes côtés. J’ai d’ailleurs beaucoup appris sur la nature humaine et sur l’homme en général en voyant les gens réagir autour de moi… (Il réfléchit) Je sais que le sport est éphémère. Je sais que ça va s’arrêter un jour. Il y a des gens qui ne vous donnent plus de nouvelles quand vous êtes blessé, c’est la vie… Mais je cours pour moi, car je mérite de réussir. Je veux maintenant profiter de chaque instant, de chaque course. De toute façon, j’arrêterai le jour où j’aurai fait la course que je dois faire.

C’est-à-dire ?
Ah, ça, c’est secret (sourire)…

Etes-vous touché par le syndrome qui atteint parfois les trentenaires, qui peuvent calculer le nombre d’années qu’il leur reste à courir, penser à la fin de leur carrière ?
Non, pas vraiment. Je veux décider moi-même de ce que doit être ma carrière, du moment où elle s’arrête. A 33 ans, j’ai toujours la dalle. Et ce n’est pas fini : le jour où je n’aurai plus faim n’est pas encore arrivé. Et puis l’âge, ce n’est qu’un chiffre. Bernard Lagat a été champion du monde en salle à 38 ans. Haïlé a battu le record du monde du marathon au même âge à peu près (ndlr : Gebreselassié avait 35 ans lors du marathon de Berlin 2008). Vu mon hygiène de vie, je n’ai pas de difficulté à récupérer.

Pour finir, votre programme pour cette saison ?
Je veux prendre part aux Europe indoor (ndlr : du 1er au 3 mars à Göteborg), puis courir un gros 10 000 m en avril. Après, les objectifs estivaux, le choix de la distance entre steeple, 5000 m ou 10 000 m, on verra. Mais en tout cas, je regarde devant moi.

 

Recueilli par Cyril Pocréaux pour athle.fr

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commentaires

Rohnny 07/12/2012 20:02

Joli post. Courage mon ami et repose toi bien, je suis certains que tu reviendra plus fort qu'avant...

ch'ti-seb 26/12/2012 21:07



merci encore rohnny!



dam-s.run 05/12/2012 16:48

Courage Séb ! Comme Bob ça va s'arranger, tiens bon !

ch'ti-seb 26/12/2012 21:09



j'espere que je verrai le bout d'ici peu....



La prochaine compétition!

 

    
Résultats:
Championnats de cross du Pas-De-Calais:
 
Résultats: 43è/71 pour 9300m en 37'29" (1abandon!)  
          Par équipe "Champion du Pas De Calais" (Merci aux potes!!!)         
 
 
    
Ma prochaine compétition ce sera: 
          
      Championnats de cross du Nord Pas De Calais à Fourmies                                                           
 
 
 
 
     
 

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